Lundi 19 Novembre 2018
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Paul Obambi : un PDG branché

À la tête du Groupe SAPRO, qui est présent dans 4 grands secteurs, pétrole (SAPRO Oil), industrie (SAPRO Savons, SAPRO Boissons, SAPRO Plastique), services (Média International régie publicitaire, TRANSLO transport et location, SCIA acquisition et gestion immobilière) et le BTP (GETRAB travaux publics et génie civil), l’homme d’affaires congolais Paul OBAMBI vient de racheter X-Congo Oil.

Tous les préjugés tombent lorsqu’on aborde Paul OBAOBAOBAMBI, PDG du groupe SAPRORO et président de la Chambre de Commerce du Congo, Il aurait pu devenir homme politique dans son pays, le Congo Brazzaville, d’autant plus que dans les années 70 il a dirigé l’Union générale des élèves étudiants congolais et l’union de la Jeunesse Socialiste Congolaise (UJSC). Ces postes lui offraient de beaux jours dans le landerneau politique (congolais) et, par ricochet, l’accès au gain facile. Et pourtant ! Ya Paul OBA MBI, pour les intimes, la cinquantaine révolue, a raccroché les crampons, préférant capitaliser son goût de l’action et de l’offensive dans le monde des affaires pour lequel il s’est fait une passion effrénée. Mais le personnage, aussi fin qu’interminable (1,91m), a pris de l’envergure. Costumes sur mesure, sourires complices, éclairs de chaleur rompent avec la langue de bois qui habite généralement les hommes d’affaires africains. Toujours entre deux avions, Brazzaville, Kinshasa, Abidjan, Djamena, Ghuangzou (Chine), Paris et New York sont des villes à partir desquelles ce natif de Poto – Poto à Brazzaville, mène une activité de chef d’entreprise prospère et dynamique. Un secret de la réussite qu’il faut, peut être, mettre sur le compte de la mondialisation dont le président de la Chambre de Commerce du CON GO se sert à bon compte pour rêver d’expansion. Au point de prendre les commandes et le contrôle de X-Congo Oil, opérateur pétrolier dans lequel l’État congolais (RD C), à travers Cohydro, détient 50 % des parts.
Faut il rappeler que ce chef d’entreprise dynamique figure dans le classement des 50 premiers managers africains pour l’année 2007, cf Jeune Afrique, HOR S-SER IE n°17.

AFR ICAN OIL MAGAZINE : L’on vous connaît plus actif dans les secteurs des transports, agro-alimentaire, BTBTP, etc. Comment justifiez-vous votre arrivée dans les hydrocarbures ?

PAUL OBA MBI : Eh bien, cela peut, il est vrai, surprendre certains milieux d’affaires, mais pas les initiés. Voyez-vous, ma présence dans le secteur des hydrocarbures remonte à 1988. Sur ces entrefaites, nous nous occupions entre autres du financement des opérations de trading des produits pétroliers et de leur fourniture dans des pays de la sous-région d’Afrique centrale. Qui plus est, depuis 1994 l’une des filiales de notre holding se charge de la logistique pétrolière de la Congolaise de Raffinage (CORAF) et de certaines majors installées au Congo – Brazzaville. Cette fois-ci, j’ai juste décidé de franchir un pas en embrassant désormais le volet distribution des hydrocarbures grâce à l’acquisition des actifs de Congo Oil.

AOM : À combien se chiffre le coût de cession de ces actifs ?

PO : D’entrée de jeu, il convient de préciser qu’au départ, Congo Oil Kinshasa est l’émanation de Agip Congo. En clair, nous sommes juste repreneurs des actifs de Congo Oil, à la suite d’une OPA qui s’est déroulée en toute transparence. Par conséquent, le schéma de répartition du capital est paritaire entre Cohydro (La Congolaise des Hydrocarbures) et nous.

AOM : Que pèse X-Congo Oil (Kinshasa) sur le marché de la distribution des produits pétroliers en R.D. Congo ?

PO : Après la restructuration du marché des hydrocarbures soutenue par les autorités congolaises, X-Congo Oil, sans extrapolation aucune de notre part, figure - en terme de distribution - parmi les quatre meilleurs opérateurs pétroliers de ce pays. AO M : Pour un pays à la taille d’un sous continent, il ne vous est-il pas difficile de couvrir toute l’étendue du territoire ?

PO : Il va sans dire que le réseau de distribution laissé par la défunte Congo Oil, nous permet de couvrir l’essentiel du territoire national. Ce qui, loin s’en faut, n’occulte pas notre engagement à aller à la conquête d’autres parties du pays.

AOM : Eu égard aux difficultés de communications que connaît la R.D. Congo, comment faites-vous pour absorber les charges inhérentes aux surcoûts occasionnés par le transport des produits pétroliers ?

PO : Les difficultés de transport constituent, il est vrai, un goulot d’étranglement. Mais rassurez-vous, l’acheminement des produits pétroliers s’effectue convenablement. Quoique nous éprouvions des difficultés pour ravitailler l’Est du pays, en revanche, certaines parties du pays sont d’accès facile grâce au pipeline qui relie Kinshasa à Ango Ango.

AO M : Après une période d’incertitudes politiques et économiques, la R.D. Congo paraît sur la bonne voie. Quelle contribution entend apporter X-Oil Congo à la politique dite de « R Reconstruction nationale » prônée par les nouvelles autorités ?

PO : En conformité avec notre adhésion à la politique dite de « Reconstruction nationale », nous sommes déjà dans la phase d’implantation de nouvelles stations. À Kinshasa, point de départ de cette « Reconstruction », SAPRO OIL, l’une de nos filiales en R.D. Congo, travaillera en partenariat avec X-Congo Oil pour accompagner la plupart des opérateurs économiques qui sont déjà à pied d’oeuvre dans divers chantiers de la République.

AOM : Avec la flambée du cours du brut sur le marché international et la dépréciation du dollar, le renchérissement du coût de la vie devient un casse-tête chinois pour les consommateurs. Avez-vous conscience que l’effet contagion menace vos investissements ?

PO : À ce propos, nous ne nous faisons pas d’illusion, d’autant plus que nous ne sommes pas à l’abri de ces avatars conjoncturels. Toutefois, l’ingéniosité a amené les autorités congolaises à restructurer les prix pour amortir ces contrecoups.
En ce qui nous concerne, nous subissons de plein fouet ces fluctuations. Voyez-vous, il s’écoule généralement un intervalle plus ou moins long entre la période d’ajustement du prix à la pompe et le prix en vigueur sur le marché international. Ce qui a souvent pour conséquences immédiates des pertes en termes de devises et de prix de revient. Ainsi que vous le constatez, nous tournons parfois à perte.

AO M : Les autorités congolaises vous renvoient-elles l’ascenseur ?

PO : En contrepartie de ces pertes cumulées, les autorités congolaises s’ingénuent à amortir les contre coups de ces aléas conjoncturels par la mise en place d’une batterie de facilités qui vont de l’assouplissement fiscal à la sécurisation des investissements nouveaux.

AO M : Pensez-vous mettre votre expertise à contribution pour susciter le réveil des Africains qui ont quasiment abandonné le secteur de la distribution des produits pétroliers aux expatriés ?

PO : Je suis vraiment triste au plus profond de moi-même. Est-ce, par exemple, acceptable que dans un pays comme le Congo Brazzaville, ou le pétrole concourt à près de 80 % aux recettes de l’État, des citoyens s’excluent ou soient exclus de la distribution ? C’est tout de même un paradoxe.
Et pourtant, ce sont des congolais qui, fort de leur expertise en la matière, font la pluie et le beau temps des traders occidentaux.
Il appartient donc à l’État de créer des conditions favorables pour susciter un engouement des nationaux dans les domaines du trading et autres. Savez-vous que deux opérateurs pétroliers qui étaient de simples traders sont devenus distributeurs de produits pétroliers à partir du Congo ? L’on devrait donc associer les congolais pour que nous puissions emboîter le pas au Nigeria. Dans ce pays, l’État propose à tout opérateur pétrolier extérieur qui veut se lancer dans le marché de la distribution, un schéma de répartition du capital qui favorise l’éclosion d’un entreprenariat national dynamique dans ce secteur.

 
 
 
     
     
 
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