Lundi 11 Decembre 2017
Africanoilmag Your source of energy - Panafrican Magazine

 

 

 

     
  Recherche    
Les Archivres  
       


 
   
 

Charles METOUCK

DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA SONARA

À 59 ans, Charles Metouck dirige de mains de maître la société de raffinage du Cameroun, SONARA. Porté à la tête de cette société en 2002, il a le mérite de lui avoir évité la faillite.

Mieux, il a équilibré ses comptes et en a fait l’un des fleurons de l’économie camerounaise. Né à Edéa chef-lieu du département de la Sanaga Maritime, une province camerounaise du littoral, ce grand (1,89 m) catholique pratiquant, marié et père de cinq enfants, préside également le Syndicat des industriels du Cameroun (Syndustricam) et est le vice-président du Gicam.

Malgré ses nombreuses occupations professionnelles, cet amoureux de la nature et grand sportif (Tennis) trouve toute fois le temps de s’investir dans des actions caritatives. Il préside par ailleurs l’association « Agir ensemble » qui réunit les cadres de la Sanaga Maritime, et pilote le comité de développement des ressortissants du village Ndog–Ntouda. Il nous a ouvert les portes de la SONARA. Interview.

Monsieur le Directeur général, quel est le rôle de la SONARA dans l’économie camerounaise et quelles sont ses missions ?

Entrée en production en 1981, la SONARA avait pour principale mission de satisfaire le marché national en produits finis pétroliers ; en quelque sorte mettre à disposition les besoins en carburant. Ce faisant, notre raffinerie a, efficacement et pleinement, contribué au développement et à l’équilibre de l’économie nationale.

On vous attribue le redressement de la SONARA, qui était quasiment en cessation de paiement au moment de votre prise de fonction, fin 2002. Pouvez-vous nous rappeler les responsabilités et principaux défis de votre société ? Quel a été votre secret pour réussir cet exploit ?

À ma prise de fonctions, en septembre 2002, la raffinerie présentait quelques problèmes :
· Situation de trésorerie tendue,
· Problème organisationnel,
· Rapports avec les partenaires financiers et avec les fournisseurs locaux quelque peu difficiles,
· Cadre institutionnel non harmonisé, etc, et, surtout, une grogne du personnel opérationnel qui avait atteint des limites insupportables quelques mois auparavant. L’intervention des membres du Gouvernement en charge du dossier avait apporté une accalmie très précaire… Dossier que j’embrasse dès ma prise de fonction et pour cause, le personnel menaçait d’arrêter le travail si les revendications n’étaient pas satisfaites. Vous imaginez l’ambiance que je découvrais, juste une semaine après mon arrivée.
· Dès lors les évènements m’ont imposé un programme de travail : trouver, d’abord, une solution durable sur le front social. Nous y sommes parvenus à l’issue de longues négociations et d’un cadre de concertation permanente. Ce dernier a mis en place une série de mesures sociales en fonction de l’évolution économique de l’entreprise.

En sommes, nous avons passé un contrat de confiance mutuelle entre la Direction générale et le personnel, sanctionné par un protocole d’accord signé toutes les parties.

Cela a été un soulagement énorme qui m’a permis de m’occuper des problèmes économiques et financiers de la raffinerie. Ma connaissance du milieu ainsi que mes relations personnelles m’ont facilité la tâche. Le plan de restructuration proposé et accepté par le Conseil d’Administration a trouvé un écho favorable auprès des banquiers locaux et internationaux, fluidifiant de fait nos relations avec les fournisseurs et autres partenaires.

Les fronts les plus difficiles ont été ceux avec le Gouvernement et les marketeurs ; mais nous y sommes parvenus en harmonisant l’environnement règlementaire dans lequel évolue actuellement la SONARA d’une part, et en rationalisant nos relations commerciales avec tous nos clients, les majors compris, d’autre part. S’il y a exploit, il doit être partagé avec tous ces acteurs qui ont fait de la SONARA ce qu’elle est aujourd’hui.

À quels volumes recevez-vous du brut à raffiner de la production (Upstream) camerounaise ?

En ce qui concerne la capacité de traitement de brut de notre raffinerie, elle est de 2,1 millions de tonnes par an ; les volumes de bruts produits au Cameroun et traités dans notre raffinerie ont évolués de 6 % en 2003 à 18 % en 2008, soit environ de 130 000 T à 400 000 T.

Comment se déroulent le transit et la réexportation des produits pétroliers au Cameroun ?

Nous n’avons pas d’opération de réexportation. Cependant, nous couvrons une bonne partie des besoins du marché de la sous région CEMAC, soit 73 % en 2008. Nous pensons pouvoir accroître cette part de marché dans les années à venir. Les opérations de transit, en vue de la réexportation, sont développées par d’autres acteurs du secteur.

Pouvez-vous nous donner quelques chiffres-clés de votre société (budget de fonctionnement, personnel, chiffre d’affaires, etc.) ?

En plus des chiffres déjà fournis, retenez que SONARA aujourd’hui c’est 592 personnes dont 72 cadres, une capacité de production d’environ 2,1 millions de tonnes/an dont environ 51 % écoulés sur le marché national et 49 % à l’exportation.
Un taux de fiabilité des unités en de 97,6 % en moyenne sur les trois derniers exercices. Un chiffre d’affaires de 788 MM de FCFA en 2008 contre 648 MM en 2007. Ces chiffres me semblent les plus significatifs.

AOM

 
 
 
     
     
 
  Antenne ABIDJAN :
CC N°0524448 C. /  RC N°CI-Abj-B-3316
Plateau Tour BIAO – 13ème étage,
porte 1301 – 25 BP 10 57 Abidjan 25
Tél. : +225 20 30 00 71/72/73 Fax : +225 20 30 00 74
Antenne PARIS :
3-5, rue Bernard Palissy – 92600 Asnières sur Seine
Tél. : +33 (0) 1 41 19 66 66 Fax. : +33 (0) 1 47 80 18 89
Contact : Sylvain DUFOUR
Publicité :
African Oil Magazine
Tél. : +225 20 30 00 72/73
Email :advertising@africanoilmag.com
 
 
© africanoilmag 2008. Tous droits réservés